GUIDE TECHNIQUE · DYNATRACE
Diagnostiquer une lenteur applicative avec Dynatrace
Diagnostiquer une lenteur Dynatrace en reliant latence, erreurs et traces distribuées, puis isoler une dépendance réellement responsable.

01 · CADRAGE
Ce que vous allez mettre en place
Diagnostiquer une lenteur Dynatrace en reliant latence, erreurs et traces distribuées, puis isoler une dépendance réellement responsable.
Pour qui : Ingénieurs APM et équipes d’exploitation
Dynatrace SaaS récent, interfaces variables selon tenant et droits. Vérifier la documentation correspondant à votre environnement.
Vérifiez la compatibilité avec votre environnement réel. Les versions ne sont jamais présumées identiques d’un tenant à l’autre.
02 · AVANT DE COMMENCER
Prérequis et points de contrôle
- Accès Dynatrace en lecture sur les entités et métriques pertinentes.
- Service, hôte ou périmètre d’étude identifié ; fenêtre temporelle connue.
- Autorisation de créer ou modifier les objets concernés en environnement de recette.
03 · VUE D’ENSEMBLE
Comprendre l’architecture et les flux

Visuel pédagogique ADN Consulting, distinct des captures de procédure. Les écrans réels dépendent de votre version.
Source : ADN Consulting04 · TUTORIEL
Procédure complète, étape par étape
Chaque étape explique l’action, sa raison, le contrôle attendu et les erreurs habituelles. Adaptez les exemples aux paramètres de votre propre environnement.
ÉTAPE 1 / 5
Délimiter le symptôme
Le diagnostic ne sera reproductible que si le périmètre et la période sont précis.
- Noter l’heure et le fuseau du début de dégradation, puis le parcours utilisateur concerné.
- Identifier service, environnement, méthode HTTP et population touchée.
- Choisir une fenêtre témoin comparable avant l’incident.
À vérifier : Une plage temporelle et une transaction cible sont définies.
Point de vigilance ADN : Évitez de mélanger production et préproduction.
ÉTAPE 2 / 5
Rechercher le service et mesurer l’évolution
Il faut distinguer baisse de débit, erreurs et temps de réponse.
- Dans Dynatrace, rechercher le service applicatif dans l’explorateur d’entités.
- Sur sa page, comparer request count, response time et failure rate sur les deux périodes.
- Ouvrir les opérations ou endpoints les plus affectés et noter leurs percentiles si disponibles.
À vérifier : Les symptômes et leur amplitude sont mesurés.
Point de vigilance ADN : La moyenne seule peut cacher des requêtes très lentes.
ÉTAPE 3 / 5
Inspecter plusieurs traces
Le span le plus long suggère une zone de coût et non une causalité automatique.
- Ouvrir Distributed traces et filtrer la période et le service cible.
- Sélectionner plusieurs traces anormalement lentes et comparer l’arbre des spans à des traces normales.
- Relever durées, erreurs et appels DB/HTTP présents dans plusieurs traces.
À vérifier : Une dépendance candidate et les traces qui l’appuient sont identifiées.
Point de vigilance ADN : Un service non instrumenté peut créer une zone aveugle.
ÉTAPE 4 / 5
Croiser avec les signaux de la dépendance
Une piste devient crédible quand elle est corroborée.
- Consulter latence, charge et erreurs de la base ou du service tiers concerné.
- Vérifier déploiements, événements d’infrastructure et saturation sur la même période.
- Noter les écarts persistants dans plusieurs traces sans attribuer systématiquement le problème au dernier changement.
À vérifier : L’hypothèse est justifiée par au moins deux types de signaux.
Point de vigilance ADN : Une corrélation temporelle n’est pas une preuve de causalité.
ÉTAPE 5 / 5
Mesurer l’effet de la correction
Une action de résolution doit produire un résultat vérifiable.
- Documenter les spans et seuils observés avant intervention.
- Faire appliquer la correction par l’équipe compétente et garder une fenêtre de comparaison identique.
- Confirmer l’amélioration de la latence et l’absence de régression sur le taux d’erreurs.
À vérifier : Le diagnostic est documenté et la mesure après correction est disponible.
Point de vigilance ADN : Masquez URL et identifiants applicatifs sensibles des captures.
05 · RECETTE
Comment vérifier que tout fonctionne ?
La période et le service sont identifiés.
Plusieurs traces lentes et normales sont comparées.
Les dépendances sont confrontées à d’autres métriques.
L’amélioration est mesurée après correction.
06 · DIAGNOSTIC
Problèmes fréquents et résolution
Traces absentes
Cause probable : APM absent, mauvaise période ou filtrage restrictif
Que faire : Contrôler couverture instrumentée et filtres du tenant.
Traces incomplètes
Cause probable : Contexte distribué non propagé
Que faire : Vérifier les frontières réseau et la propagation entre services.
Latence du service normale
Cause probable : Dégradation navigateur ou réseau
Que faire : Confronter RUM et les appels en amont.
Le conseil de l’expert ADN
Avant de généraliser cette configuration, validez-la sur un périmètre représentatif, documentez les critères de réussite et conservez une procédure de retour arrière. Une instrumentation utile se juge sur les données effectivement exploitables, pas sur la seule installation de l’outil.
07 · QUESTIONS PRATIQUES
Questions fréquentes
Peut-on reprendre les exemples tels quels ?
Adaptez les noms de services, permissions et signaux à ce qui est réellement collecté sur votre environnement.
Quel est le bon moment pour généraliser ?
Après comparaison des résultats avec une valeur de référence et validation par l’équipe responsable.
